iOS, Android, Windows, macOS, Linux : quelles versions Intune supporte encore et lesquelles basculent en zone à risque pour votre entreprise. 

 

os non supportes intune

 

Windows 10 a officiellement atteint la fin de son support le 14 octobre 2025. Et pourtant, mi-2025, ce système représentait encore plus de la moitié du parc informatique en France. De quoi rappeler une évidence : la question des OS non supportés ne concerne pas que Windows, et elle mérite d’être posée sur l’ensemble de votre parc, quelle que soit la plateforme. Pour les DSI et RSSI, savoir précisément quelles versions Microsoft Intune supporte encore, lesquelles restent tolérées et lesquelles basculent en véritable zone à risque, c’est un préalable indispensable à toute stratégie de sécurisation du parc. On fait le point, plateforme par plateforme. 

Ce que « supporté » veut dire chez Intune 

Avant de rentrer dans le détail, une distinction s’impose, car elle change tout dans la façon de lire les tableaux de compatibilité. Une version supportée inclut les appareils exécutant l’une des trois versions les plus récentes du système d’exploitation. Ces appareils peuvent s’inscrire et profiter de l’ensemble des fonctionnalités Intune applicables, y compris les nouveautés à venir. 

Une version autorisée, elle, correspond à un appareil qui exécute une version plus ancienne, en dehors des trois versions supportées. Cet appareil peut toujours s’inscrire et utiliser certaines fonctionnalités éligibles, mais sans aucune garantie de bon fonctionnement. Autrement dit : ça marche généralement, jusqu’au jour où ça ne marche plus, sans avertissement. 

Le point par plateforme 

Apple : iOS/iPadOS et macOS 

Pour les appareils avec ou sans affinité utilisateur, les versions supportées sont iOS/iPadOS 17.x et ultérieures, ainsi que macOS 14.x et ultérieures. Les appareils sans affinité utilisateur peuvent encore s’inscrire jusqu’à iOS/iPadOS 15.x et macOS 12.x, mais en dehors de la zone garantie. Point important pour les entreprises qui misent sur la sécurité mobile : les stratégies de protection des applications et la configuration des applications nécessitent au minimum iOS/iPadOS 17.x. En dessous, ces protections ne s’appliquent tout simplement pas. 

Android 

Les méthodes de gestion basées sur l’utilisateur, comme le profil professionnel Android Entreprise ou la gestion entièrement managée, nécessitent Android 10.0 ou version ultérieure. Les méthodes de gestion sans utilisateur, comme les appareils dédiés Android Entreprise, se contentent d’Android 8.0 ou version ultérieure. Pour les stratégies de protection des applications et la configuration des applications via des stratégies de configuration d’application gérées, Intune exige également Android 10.0 au minimum. 

Linux 

Intune prend en charge Ubuntu Desktop 24.04 et 26.04 LTS avec un environnement de bureau GNOME, ainsi que Red Hat Enterprise Linux 9 et 10. Une plateforme longtemps restée en marge de la gestion unifiée des points de terminaison, mais qui gagne du terrain dans les environnements techniques et publics. 

Windows 

C’est ici que le sujet devient le plus sensible. Windows 11, dans ses éditions Famille, S, Pro, Pro Éducation, Éducation, Entreprise et IoT Enterprise, ainsi que Windows 10 et 11 LTSC, restent au cœur du support Intune. Mais Windows 10, la version standard la plus répandue, est désormais considérée comme une version autorisée, et non plus supportée. 

Windows 10 : le cas particulier qui concerne (presque) tout le monde 

Le 14 octobre 2025, Windows 10 a atteint sa fin de support officielle. Concrètement, il ne reçoit plus de mises à jour de qualité ni de fonctionnalités. Dans Intune, les appareils qui tournent encore dessus peuvent toujours s’inscrire et utiliser des fonctionnalités éligibles, mais sans aucune garantie. 

Le hic, c’est que cette version reste massivement utilisée en France. Selon les données StatCounter reprises par la presse spécialisée, Windows 10 représentait encore plus de 54 % du parc informatique français en août 2025, contre moins de 40 % pour Windows 11, une singularité largement liée aux administrations, PME et établissements scolaires où le renouvellement du parc se fait plus lentement. 

Une bonne nouvelle vient toutefois nuancer le tableau pour les organisations françaises et européennes : grâce à une action d’Euroconsumers invoquant le Digital Markets Act, les utilisateurs en France et dans l’Espace économique européen bénéficient d’une année supplémentaire de mises à jour de sécurité gratuites, via le programme ESU, jusqu’au 13 octobre 2026. Une bouffée d’air, mais pas une raison de repousser indéfiniment la migration. 

 

Pourquoi laisser traîner un OS non supporté est un risque ?

Un appareil sur un système non supporté, c’est une porte qui reste ouverte. Chaque nouvelle vulnérabilité découverte après la date de fin de support ne sera jamais corrigée, ce qui en fait une cible de choix pour les attaques par ransomware ou les vols de données, en particulier sur un poste connecté à Internet. 

Au-delà du risque technique, la question de la conformité se pose aussi. Travailler sur un système non maintenu peut poser un problème vis-à-vis du RGPD ou d’une assurance cyber en cas d’incident. Un point que notre équipe aborde régulièrement lors des audits menés chez nos clients, notamment sur les postes les plus anciens du parc. 

Si votre organisation a encore des postes sous Windows 10, notre article dédié à la fin de Windows 10 détaille les options concrètes pour préparer sereinement la transition. Et si le sujet plus large est de moderniser un parc vieillissant sans faire exploser le budget, notre article sur la modernisation du parc informatique donne des pistes concrètes pour prioriser les investissements. 

 

Questions fréquentes 

Mon appareil peut-il encore s’inscrire dans Intune s’il n’est plus sur une version supportée ? 

Dans la plupart des cas, oui, à condition de rester dans la zone dite « autorisée ». Mais l’appareil ne bénéficie alors d’aucune garantie de bon fonctionnement pour les fonctionnalités Intune, ce qui peut se traduire par des comportements imprévisibles. 

Que risque une entreprise qui reste sur un OS non supporté ? 

Le principal risque est l’absence de correctifs de sécurité pour toute nouvelle vulnérabilité découverte après la fin de support, ce qui expose l’entreprise aux ransomwares et aux vols de données. S’y ajoute un risque de conformité vis-à-vis du RGPD ou des exigences d’une assurance cyber. 

Comment vérifier les versions d’OS actives sur mon parc géré par Intune ? 

Le centre d’administration Intune permet de filtrer les appareils par plateforme et par version de système d’exploitation, ce qui facilite l’identification des postes à faire évoluer en priorité. 

Windows 10 est-il totalement dépourvu de mises à jour de sécurité aujourd’hui ? 

Pas tout à fait pour les organisations françaises et européennes. Un programme ESU gratuit prolonge les mises à jour de sécurité critiques jusqu’au 13 octobre 2026. Mais Windows 10 reste une version autorisée et non supportée dans Intune, ce qui justifie d’anticiper la migration plutôt que de s’appuyer durablement sur cette prolongation. 

 

 

Le support des systèmes d’exploitation dans Intune suit une logique simple : les trois versions les plus récentes sont pleinement supportées, les suivantes sont tolérées sans garantie. Windows 10 illustre parfaitement cette zone grise, avec un parc français encore massivement équipé malgré la fin officielle de son support. Faire l’inventaire précis des versions actives sur votre parc reste le meilleur point de départ pour prioriser vos migrations. 

Envie de faire le point sur les versions d’OS de votre parc et sur votre stratégie de migration ? L’équipe Dynamips est là pour ça. Contactez-nous, et on en parle autour d’un café (ou d’un Teams, c’est selon) ☕